
Después de haber publicado en este blog mi relato « El primer regreso » en francés, hemos decidido hacer lo mismo con “Mina, la negra”.
(Traduction au français : Fatima El Bouhtoury)
(Revisé par Carmen García López)
Ce matin là, j’ai trouvé Mina assise dans la cuisine, les coudes appuyés sur la table, le visage enfouit entre ses mains. Elle avait une blessure aux lèvres, avec des traces de sang oubliées dans la commissure. Elle ne m’a pas entendu entrer dans son fortin, et elle a continué de pleurer.
J’ai osé m’approcher d’elle, en essayant de ne pas faire du bruit. J’ai posé une main sur son épaule, et Mina s’est limitée à se tourner et à me prendre dans ses bras. En réalité, elle s’était rendue compte de ma présence depuis la première seconde à laquelle je suis arrivé, mais elle avait besoin de se soulager en public et je lui ai servi d’essuie-larmes. Son mari s’était remis à la frapper. Il le faisait chaque fois qu’il revenait ivre, enhardi par l’alcool qui le transformait en un être indécent, misérable et querelleur.
Mina me serrait contre ses gros seins d’aigue-marine que je sentais doux et chauds, et ses pleurs entrecoupés humidifiaient une manche de ma chemise. J’ai attendu là, immobile, écrasé par sa tristesse désespérée, ne sachant quoi dire, et encore moins quoi faire. Je suppose que j’ai décidé d’attendre jusqu’à ce que Mina se soit calmée et ait retrouvé son habituelle charme orgueilleux. Cependant, à la fin, j’ai remarqué, bien qu’avec un léger frisson, que ses larmes n’étaient que l’annonce de pleurs plus profonds et déchirants.
Heureusement pour moi, ma mère nous a découverts ainsi, enlacés dans la cuisine. J’ai vu alors un chagrin sincère s’emparer également de ma mère. Elle nous a séparés avec subtilité et m’a remplacé dans cette tendre étreinte. Ensuite, elle a essuyé les larmes de Mina avec la paume de ses mains et lui a fait promettre qu’à la prochaine fois qu’Alí lui mettrait les mains dessus, elle irait à la gendarmerie le dénoncer. Ainsi, avec ces vagues promesses, elle s’est calmée et, quand Mina a recouvré l’éclat bronzé de ses joues et l’air radieux de son visage numide, elle a décidé d’aller au Zoco Chico, comme chaque jour. Sa réaction a réjoui ma mère, qui lui a retouché les cheveux qui lui ressortaient du haïk. Je lui ai prié de me laisser l’accompagner et les deux femmes, après s’être regardées avec une certaine ironie, ont accepté.
C’était jour de marché. La fête de l’Aid le Kebir s’approchait, et des gens de Ksar-el-Bir, de Souk l’Arba du Rab, de Tlata Raisana et d’autres proches douars accourraient pour s’assurer un bon agneau. Sigue leyendo →
Sábado, 9 de Octubre de 2010. Sigue haciendo calor, pese a que en el aire ya se intuye la cercanía de la brisa otoñal. Estoy sentado con Pablo Cantos en la terraza de un pequeño restaurante. Hemos cenado copiosamente, teniendo en cuenta que ni él ni yo somos muy glotones. Sin embargo, las tentadoras croquetas caseras nos han traicionado y hemos repetido. La camarera se ha reído cuando le hemos pedido un segundo plato, como si en el fondo supiera de antemano que íbamos a caer en su trampa.
Tomamos una última copa de vino y, por supuesto, hablamos de cine. Hoy hemos visto El gran Vázquez de Óscar Aibar y también Amador de Fernando León de Aranoa, una lástima que se perdieran aquellas sesiones dobles en los cine de barrio…
S.B.- ¿Qué busco en una película? Busco una historia que me atrape, busco una trama que me mantenga en vilo, busco una calidad técnica que sirva a la historia y no la ahogue, busco unas interpretaciones que hagan creíble lo que me cuentan. Amador tiene todo eso.
P.C.- Sí. Ya sabíamos de la habilidad de Fernando León para construir historias de nuestro mundo, lo vimos muy nítidamente en Familia y también en Los lunes al sol, esas dos son las que prefiero de entre sus cuatro películas anteriores. Pero, en este caso, me parece que hay un avance, tiene que ver con el acabado… me refiero a que, en mi opinión, Amador muestra un trato más delicado de las imágenes sin que, por ello, pierdan fuerza las metáforas de ese mundo áspero: las flores, la nevera, el rompecabezas, las cartas, las sirenas… es maravilloso. Sigue leyendo →

“(El Aaraix) Larais es una ciudad construida por los antiguos africanos sobre las orillas del Mar Océano, en la desembocadura del Luccus, situada, por una parte, sobre el río, y por la otra, sobre el mar.
En los tiempos en que Arcila y Tánger fueron de los moros, Larache estuvo muy poblada, pero después de que las dos ciudades llegaron a caer en poder de los cristianos, quedó abandonada, Sigue leyendo →
¿Tienes una cuenta de WordPress.com? Accede ahora.